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Bibliographie – Maronages
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Bâlle, Diampare, Pitre et Cimandef

Bâlle, à la tête de deux cent quatre-vingts hommes, a fait une descente à Saint-Leu, il y a quelques jours, a pillé, assassiné, incendié et forcé les malheureux habitants de s'embarquer en toute hâte dans leurs pirogues encore : Diampare, ce Cafre féroce que nous avons vainement poursuivi jusqu'à présent, a envahi la nuit avec sa bande l'habitation du vieux Schmit. Après l'avoir tué ainsi que ces deux esclaves, les scélérats lui ont coupé les mains, les oreilles et ont fait main basse sur tout ce qu'il possédait. Poussant la cruauté jusqu'au sacrilège, ils l'on pendu au milieu de sa porte, les deux poignets cloués aux montants comme s'il s'y appuyait ; de telle sorte que ses amis, venant le visiter deux jours après crurent qu'il prenait le frais, le saluèrent gaiement de loin et lui demandèrent de ses nouvelles. - Non, non, non, c'est une abomination ! Et si jamais je rencontre ce mécréant de Diampare, je l'écorcherai tout vif ; il faut être un damné de Cafre pour imaginer de ces farces-là. - Pitre est donc mort ? Demanda Jean-Baptiste. Est-ce bien certain ? - Oui, répondit Mussard ; chargé d'années et plus encore d'infirmités, n'osant pas se fier à ses jambes ; il se faisait porter dans l'écaille...

Bâlle, à la tête de deux ce...

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Le fusil de Mussard

Connu à Maurice pour son courage et son habileté, il y fut appelé pour attaquer et détruire une bande de noirs qui là aussi, ravageaient et désolaient les campagnes. Il s'y rendit avec plusieurs de ses compagnons ; au bout de quelques jours, il termina son expédition, heureux et fier d'avoir pleinement rempli sa mission, en rendant à Maurice l'ordre et la sécurité. Un fusil d'honneur lui fut remis au nom du roi, par le gouverneur, pour le récompenser des services qu'au périls de ses jours il avait rendus aux deux îles soeurs....

Connu à Maurice pour son cour...

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Les mains gauches

Regardez maintenant là-bas ces deux tamariniers qui s'élèvent majestueusement devant vous : ce sont des jumeaux qui comptent plus d'un siècle et auxquels se rattachent de sanglants souvenirs. C'est à leurs branches qu'on suspendait autrefois les mains coupées des nègres marrons qui avaient péri dans leurs luttes terribles avec les anciens colons....

Regardez maintenant là-bas ce...

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Pourquoi partir Marrons ?

Arrivés à cet arbre gigantesque, sous lequel on ne pouvait craindre d'être vu, mais d'où l'on pouvait, au contraire, embrasser du regard tous les points d'alentour, ils s'arrêtèrent les uns après les autres, comme s'ils s'en étaient donné le mot, en se rangeant dessous dans une attitude d'autant plus caractéristique de leur but que l'obscurité de la nuit y prêtait sa majesté lugubre. — Oui , dit aussitôt le Scacalave d'un ton réfléchi, et comme s'il poursuivait, au lieu de commencer une conversation ; — Assez frères, assez d'être esclaves!...

Arrivés à cet arbre gigantes...

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Une chasse aux Nègres Marrons

Après avoir dormi quelques heures, les noirs qui nous accompagnaient s'étaient mis à rallumer le feu; ils s'en rapprochaient toujours un peu davantage, au point qu'on eût pu croire qu'ils allaient se rôtir. Accroupis sur leurs talons, les coudes sur les genoux, les mains ouvertes devant les flammes, ils se torréfiaient avec une délectation qui nous est inconnue, à nous autres gens du nord. Au milieu de ces immenses forêts, le sauvage de l'Amérique septentrionale grelotte devant quelques tisons qui donnent moins de flammes que de fumée ; l'Hindou, débilité par son climat trop énervant, demande grâce au dieu du jour, et divinise ses rivières ; l'Africain s'épanouit à cette température brûlante, appropriée à sa nature comme le soleil tropical qui l'enivre et l'exalte. Je me rappelais donc cette rencontre, continua Maurice, et je me promettais de bien regarder si je découvrirais le vieux noir à cheveux blancs que je ne connaissais point, et qui m'avait appelé si familièrement par mon nom. Pendant que nous étions tous arrêtés dans les rochers, l'envie me prenait dé raconter ce que j'avais vu ; mais la crainte de n'être point écouté m'arrêtait aussitôt. Les anciens, qui sont assez sujets à mentir, s'imaginent toujours que...

Après avoir dormi quelques he...

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Le conciliabule

Sur douze grosses roches rangés en cercle, les chefs sont assis. D'abord, au fond, c'est Bâle, non le plus âgé, mais le plus rusé et le plus ambitieux des capitaines de Pitre ; Bâle, qui a convoqué tous les autres chefs, afin qu'ils procédassent par voie d'élection à choisir un remplaçant au vieux Pitre qui avait été un chef d'occasion et le premier d'entre tous ; Le deuxième après Bâle, et à sa droite, c'est Mafatte, le sorcier Madégasse, enveloppé de son saimbou et portant appendus à son cou et à son corps, tous ses gris-gris et des sikidis ; Le troisième c'est Anchaing, le plus âgé et le plus anciens des marrons, et si la tradition dit vrai, l'un des 7 hommes de l'époque de la troisième prise de possession ; Le quatrième c'est Cimandef dont le nom a pour étymologie (tsi, non pas, mandévi, esclave), caractère bouillant et belliqueux Le cinquième, Diampare, la terreur des blancs ; Le sixième, Fattie, le plus  intrépide des marcheurs de l'intérieur ; Le septième, Phaonce, l'étrangleur ; Le huitième, le farouche Sanson, surnommé l'indomptable Sakalave, c'est le plus intime ami de Cimandef ; Le neuvième, c'est le doux mais austère Pyram, le frère d'adoption de Diampare ; Le dixième, c'est le rusé Matouté, l'un des chefs les plus réputés pour...

Sur douze grosses roches rang...

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L’histoire du nègre Encheing

Ce Piton a sa légende. Encheing était un esclave Mozambique qui brisa ses fers et partit marron. Il se cacha dans les gorges de la rivière du Mât, en ces temps-là inhabitées et pour échapper encore plus sûrement aux recherches des détachements qu'on envoyait alors à la poursuite des esclaves fugitifs, il gravit les flancs escarpés du piton auquel il a donné son nom. Il se tapit dans une ajoupa, sorte de cahute de sauvage, et vécut là de racines, de songes et de fanjans, fougères qui renferment une fécule nourrissante. L'eau fraîche et pure aux environs, et il n'en fallait pas d'avantage au bon Africain, qui ne demandait que sa liberté sous la lumière du ciel. Encheing avait été suivi de sa femme ; pendant dix ans il vécut dans cette retraite inaccessible, content et heureux. Il y fut bon époux et bon père, et, sans que le fouet du commandeur s'en mélat, il éleva du mieux qu'il put les sept enfants que lui donna sa fidèle compagne. Mais trop de sécurité nous perd, et un jour qu'Encheing avait allumé du feu devant sa cabane, la fumée bleuâtre qui montait au milieu des arbres fit découvrir sa retraite. Il fut...

Ce Piton a sa légende. Enchei...

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Jean Duguin

Il avait demeuré treize ans dans ce désert, vivant, comme un marron, loin de l'habitation des hommes et y était devenu presque sauvage. Ce créole, très brun, maigre et d'un air farouche, avait dans le regard une expression particulière de franchise, à laquelle ses sourcils, sa barbe et ses cheveux blancs ajoutaient un air de noblesse. […] Nous traversâmes alors un ravin caverneux, sur un dès flancs duquel était une grotte assez logeable, appelée caverne à Jean Duguin ; ce nom vient du père de notre compagnon de voyage, chasseur intrépide, qui y logeait dans les courses qu'il fit le premier sur- cette partie de l'intérieur de l'île....

Il avait demeuré treize ans d...

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Piton de Grelle

Le lieu ou nous étions se nomme le Camp du Bloc ; il y a un boucan que nous avons réparé : on trouve tout auprès de l'eau dans les trous d'une petite ravine qui tombe dans la rivière Saint-Denis. Autrefois, la plaine d'Affouche et ses sombres forêts, étaient la retraite d'un grand nombre de marrons, qui avaient établi sur le piton de Grelle une potence pour faire justice entre eux, et y accrocher, dit-on, les noirs des leurs qu'ils jugeaient à mort. Beaucoup de chasseurs se réunirent pour les détruire, et c'était le Camp du Bloc qui était le lieu du rendez-vous ; on l'a appelé ainsi, parc qu'il y avait un bloc pour attacher de suite les captifs qu'on faisait....

Le lieu ou nous étions se nom...

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Cilaos

Les plaines de Cilaos commencent au lieu où nous sommes arrivés ce nom leur vient fameux marron qui y avait longtemps erré, et qui y avait en ayant été chassé par des détachements fut se fixer dans le bassin de la rivière de Saint-Etienne où il fut tué près d'une petite mare qui porte encore son nom....

Les plaines de Cilaos commence...

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Cotte

La caverne où nous nous arrêtâmes se nomme caverne à Cotte, d'un fameux marron qui y fut tué. Elle est située dans une cassure, à la cime de ce qu'on nomme le morne de Langevin, et dont nous avons déjà parlé quand nous nous arrêtâmes sur le piton de la rivière des Remparts. A quelques pas de la caverne on distingue ce piton l'horizon n'a plus de limites; le quartier sauvage de Saint-Joseph présente à la gauche ses laves et ses forêts; Saint-Pierre disparaît vers la droite deux affreux torrents dont on ne voit que la cime des parois fuient vers la mer ces torrents sont celui de Langevin et la rivière des Rempart, que nous allons abandonner. ...

La caverne où nous nous arrê...

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Manzak

Bientôt nous arrivâmes par un coteau assez doux où les ambavilles sont vigoureuses et serrées sur une hauteur un peu aride composée de fragmens de laves rouges. Les derniers fraisiers et des mimeuses à feuilles entières, bien plus belles que celles de la plaine, croissaient dans la région de sept cents toises que nous venions de traverser. Nous nous trouvâmes entre deux pitons considérables sur les flancs de celui que nous avions à notre droite je distinguai le limbe d'un large cratère qu'on aperçoit aussi depuis le chemin dans la plaine. Je fus visiter cette ancienne bouche à feu elle avait environ quarante à cinquante toises de diamètre et quatre-vingts à cent pieds de profondeur. Dans les grandes pluies, elle devient une espèce de lac, et des touffes pulvinées de gramen croissent au fond, quand il n'y a plus d'eau. Commerson visitant autrefois les même lieux admira là vicissitude des choses et le pouvoir des temps qui a métamorphosé en un réservoir d'eau un soupirail de flamme. Il se baigna-dans le cratère, et il se plaisait, depuis, à répéter qu'il avait nagé dans un volcan. J'eusse donné le nom de ce naturaliste infatigable à la montagne dont il est question; mais elle...

Bientôt nous arrivâmes par u...

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